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Archetipi letterari Mostra a grandezza intera

 
 

Informazioni

Archetipi letterari

Meletinskij Eleazar Moiseevič, Bonafin Massimo (ed. it. a cura di)

Disponibilità: disponibile

12,80 €

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16,00 €

O literaturnych archetipach
Traduzione italiana di Laura Sestri

Note sul testo

Il volume è diviso in due parti. Nella prima, gli archetipi sono definiti come gli elementi più antichi della lingua della narrazione. A differenza del concetto psicanalitico di archetipo, formulato da Carl Gustav Jung e legato alla sfera dell’inconscio collettivo, Meletinskij ricolloca l’archetipo entro la sfera sociale e culturale. In una prospettiva antropologico-letteraria, assumono grande valore i contesti sociali generatori di intrecci narrativi collegati a riti come l’iniziazione, l’uccisione dei capi anziani come avvicendamento generazionale, le nozze e le festività stagionali legate al risveglio della natura. L’autore fornisce una descrizione dei personaggi mitologici e folklorici (l’antenato-demiurgo, l’eroe culturale, il trickster) che sono alla radice dell’archetipo dell’eroe e dell’antieroe; analizza i modelli ricorrenti dei racconti che hanno per oggetto gli atti della creazione e la difesa del Cosmo dal Caos, la lotta contro il drago, i compiti difficili, la nascita miracolosa, l’infanzia eroica, il matrimonio dell’eroe con la principessa (o dell’eroina con il principe), oppure l’agonia e la risurrezione del dio e dell’eroe.
Nella seconda parte del volume Meletinskij affronta invece la trasformazione degli archetipi più significativi nella storia della letteratura sulla base dei grandi classici russi fra XIX e XX secolo (Puškin, Gogol’, Dostoevskij, Belyj e Tolstoj) dei quali offre una visione nuova e originale.

Note sull'autore
L’autore E.M. Meletinskij (1918-2005) è noto in tutto il mondo occidentale per i suoi studi di letteratura comparata, in particolare di mitologia e di folklore narrativo internazionale; in italiano sono stati tradotti La struttura della fiaba (1977), Il mito (1993), Introduzione alla poetica storica dell’epos e del romanzo (1993) e, per i tipi di eum, Poetica storica della novella (2014).

Il curatore Massimo Bonafin è professore di Filologia romanza e Origini delle letterature europee nell’Università di Macerata.

Indice
Nota introduttiva di Massimo Bonafin, Sugli archetipi letterari di E.M. Meletinskij

Parte prima. Sull’origine degli archetipi degli intrecci mitologico-letterari
Psicologia analitica e critica mitologico-rituale
L’ambiente sociale e l’organizzazione del mondo
Il mito della creazione
L’eroe culturale di formazione arcaica
L’eroe evoluto
Il motivo della lotta contro il drago
Il motivo dell’iniziazione
L’infanzia eroica
Il carattere eroico
Le virtù eroiche
Gli eroi mitici
L’eroe del romanzo cortese
L’archetipo nella letteratura più tarda
Il dramma
L’archetipo dell’anti-eroe
Il briccone nel romanzo picaresco
L’eroe e gli altri personaggi
Il rapporto con il padre
Il rapporto con i fratelli e le sorelle
Gli avversari e gli aiutanti
Lo sviluppo degli intrecci
Il tema della creazione, ovvero la cosmizzazione del caos
Alcuni motivi archetipici

Parte seconda. La trasformazione degli archetipi nella letteratura russa classica (Cosmo e Caos, eroe e antieroe)
Aleksandr Sergeevič Puškin
Nikolaj Vasil’evič Gogol’
Fëdor Michajlovič Dostoevskij
Andrej Belyj
Lev Nikolaevič Tolstoj

Indice dei nomi

Bibliografia

Indice degli autori citati

  • Autore/i Meletinskij Eleazar Moiseevič, Bonafin Massimo (ed. it. a cura di)
  • Codice ISBN 978-88-6056-450-4
  • Numero pagine 214
  • Formato 14x21
  • Anno 2016
  • Editore © 2016 eum edizioni università di macerata
Acta fabula
Eum Redazione

di Antonella Sciancalepore, « Archétypes littéraires. Nouvelles perspectives pour l’anthropologie de la littérature », Acta fabula, vol. 18, n° 8, Notes de lecture, Octobre 2017, URL : http://www.fabula.org/revue/document10506.php, page consultée le 24 octobre 2017.

La redécouverte de Mélétinsky
Ce volume est la traduction italienne — ainsi que la première traduction dans une langue occidentale — du livre d’Eléazar Mélétinsky, O literaturnych archetipach (Moskva, Rossiskij gosudarstvennyj gumanitarnyj universitet, 1994). La critique littéraire italienne a toujours eu un rapport privilégié avec les linguistes et les sémiologues russes. Certes, les travaux des folkloristes comme Propp ou des sémiologues comme Lotman ont été traduits aussi dans d’autres langues européennes, et ils ont été intégrés très tôt parmi les maîtres canoniques de la critique littéraire internationale (1). Cependant, d’autres protagonistes de la même période, malgré leur théorisation efficace et leur potentiel pour l’analyse littéraire et culturelle, ont été ignorés surtout à cause de leur inaccessibilité linguistique (2). Pour combler en partie ces lacunes, Massimo Bonafin, le directeur de publication, et Laura Sestri, la traductrice, s’efforcent de rendre accessible au public européen la bibliographie d’E. Mélétinsky et nous proposent ici un deuxième ouvrage, après celui qu’ils ont traduit et publié en 2014, à savoir Poetica storica della novella (Macerata, EUM). À la différence du volume de 2014, l’ouvrage en question n’est pas centré sur un seul genre, mais touche à une vexata questio de théorie littéraire, celle de la définition et de l’application dans l’analyse littéraire du concept d’archétype. C’est dans cet objectif qu’E. Mélétinsky divise son ouvrage en deux parties radicalement différentes : la première, strictement théorique, passe en revue les définitions antérieures et en donne une nouvelle, en s’appuyant sur des sources mythographiques et folkloriques ; la seconde présente une analyse de la phénoménologie des archétypes du récit héroïque dans la littérature russe du xixe siècle.
Comme l’explique Massimo Bonafin dans la Nota introduttiva (p. VII‑XXV), l’ « archétype » est un concept qui a suscité plusieurs débats entre chercheurs de disciplines très différentes tout au long du xxe siècle, depuis Carl G. Jung et Jessie Weston jusqu’à Northrop Frye et Gilbert Durand. Si l’ouvrage expose les positions de l’auteur face aux définitions antérieures d’archétype, l’originalité de la contribution d’E. Mélétinsky à ce débat réside surtout dans son intérêt pour les intrigues et les schémas narratifs auxquels les personnages participent. En effet, bien qu’E. Mélétinsky estime que les personnages précèdent les intrigues dans la genèse de la narration, il refuse de les considérer comme des éléments isolés, et se concentre plutôt sur leur flexibilité, leur rapport avec le contexte social, la cristallisation progressive, mais aussi la transformation des intrigues mythiques au fil du temps. Ainsi, E. Mélétinsky ne se préoccupe pas seulement de retracer les racines de la narration humaine et de les ancrer dans un passé figé, mais il reconnaît aussi l’évolution de la fonction et de la phénoménologie de ces modèles anciens, lesquels « non cessano di vivere e di offrire forme per pensare la realtà in modi sempre nuovi » (p. xiv).

Retour à l’anthropologie littéraire
La première partie (p. 190) porte sur l’origine des archétypes dans la mythologie et dans le folklore, et leur développement à travers les époques et les genres littéraires. Comme dans le volume sur la nouvelle, la traductrice Laura Sestri a opéré une division en paragraphes titrés qui facilite considérablement la lecture, et s’est appliquée à rechercher les sources des citations, qui dans l’ouvrage original sont souvent dépourvues de références ; de plus, elle a ajouté en annexe, à la fin du volume, un Indice dei nomi (p. 189‑201), qui fournit un aperçu de toutes les figures épiques et mythologiques citées par E. Mélétinsky. Le premier souci de E. Mélétinskyest de clarifier sa position face à la psychologie analytique et à la critique mythologique rituelle : l’auteur critique chez Jung et ses successeurs la réduction du mythe à un pur mécanisme psychologique, mais il stigmatiseaussil’approche des ritualistes comme Jessie Weston et de Northrop Frye. Bien qu’il reprenne les schémas identifiés par Durand et les autres, E. Mélétinskyrefuse tout réductionnisme, qui emmènerait « a una modernizzazione del mito arcaico e a un’arcaizzazione della letteratura di epoca moderna » (p. 12), et il revendique une contextualisation culturelle et sociale des archétypes.
Après cette pars destruens, E. Mélétinskyse penche sur les structures de base du mythe, les types de héros, les motifs de la biographie héroïque et les intrigues archétypales du récit héroïque. L’auteur identifie la cosmogonie en tant que mythe fondateur : dans ce récit de création de l’univers, le héros se situe du côté de la culture, en tant que représentant de la communauté humaine face au chaos et aux forces obscures de la nature. Le lecteur familiarisé avec les ouvrages d’E. Mélétinsky pourra reconnaître ici l’explicitation des principes de base par lesquels l’auteur interprétait le récit mythique dans son volume de 1986 sur la poétique de l’épopée (3). Dans un premier temps, E. Mélétinskys’occupe de définir les traits qui décrivent le héros et en caractérisent la biographie, tels que le combat contre le dragon ou contre un clan rival, l’initiation, l’enfance, les vertus divines, la fureur.
À partir de ce schéma de base, d’autres se développent au fil du temps, dont E. Mélétinsky identifie les traits persistants et les différences dans chaque genre : le mythe, le conte de magie, l’épopée archaïque, l’épopée européenne médiévale, le roman chevaleresque et picaresque, le récit bref, le drame théâtral, jusqu’au roman réaliste. Le corpus utilisé est impressionnant. Le seul reproche que l’on pourrait soulever à l’égard de cette démarche, c’est que l’analyse reste parfois en surface face à certains textes de ce corpus monumental (4). Mais, en dépit de ces imprécisions, le procédé présente plusieurs points d’intérêt. Premièrement, le lien entre mythe, récit bref et roman picaresque permet à l’auteur de détecter une figure qui se révèle décisive dans la caractérisation du conte héroïque, celle du trickster. E. Mélétinsky décèle l’origine de cette figure dans les mythes de fondation, où il est le double méchant et fripon du héros ; de plus, en désaccord partiel avec Bakhtine, il place l’émergence du carnavalesque dans la littérature bien avant la Renaissance. Un autre aspect original de la formulation d’E. Mélétinsky est que l’identification des motifs reçoit des explications sociales et culturelles, liées aux étapes du développement des communautés humaines (comme le passage de l’endogamie à l’exogamie) ou à la dynamique de conflits entre générations et classes sociales, alors que toute explication psychanalytique des liens familiers dans le folklore et le mythe est rejetée.
Dans les dernières pages de la première partie, l’auteur analyse les intrigues, c’est‑à‑dire les unités narratives universelles formées des actions qui impliquent le héros et les personnages liés à lui. Il prend ses distances par rapport à la démarche des folkloristes comme Propp qui ont tendance à ramener ces intrigues à l’intérieur de structures figées et inefficaces ; il pose donc l’accent sur la formation de la signification des intrigues plutôt que sur leur composition syntagmatique. Encore une fois, E. Mélétinskythéorise l’existence d’une intrigue archétypique, concept qui sera développé ensuite : la création du Cosmos à partir du Chaos, et le rôle du héros culturel dans la lutte constante entre ces deux forces. À l’intérieur des intrigues, il reconnaît toute une série de motifs, qu’il définit comme des micro‑intrigues ou des « mattoncini narrativi » (« briquettes narratives », p. 66) ; mais à nouveau, E. Mélétinsky en souligne l’évolution fonctionnelle à travers les genres et les époques. Cependant, l’auteur n’abandonne pas sa visée anthropologique, remarquant que, même au fond de ces transformations, « l’archetipo originale traspare in modo sufficientemente chiaro, poiché si trova, in un certo senso, al livello profondo della narrazione » (p. 85).

Les archétypes dans la littérature russe
La deuxième partie (p. 91‑188) change de tonalité : l’auteur passe à l’application des typologies d’intrigues archétypiques sur le roman russe classique. Alors que dans la première partie il avait montré l’ampleur interdisciplinaire de son regard, il mise ici sur une étude littéraire aiguë et ponctuelle. Dans son analyse de Pouchkine, Gogol, Dostoïevski, Biély et Tolstoï, E. Mélétinskymet en évidence la continuité ou la réfutation des intrigues archétypiques. Faire un résumé de toutes les caractéristiques identifiées par l’auteur dépasserait le cadre de ce compte rendu ; cependant, il serait utile d’en souligner les aspects clés. Ce qui intéresse l’auteur, c’est surtout le processus de démythisation du héros, qu’il constate à partir de Pouchkine, mais qui atteint son sommet chez Dostoïevski, où le personnage Stavrogin réunit les traits typiques du héros mythique et ceux de l’anti‑héros « sans qualités » du roman réaliste. Un autre trait qu’E. Mélétinsky tient à souligner dans son corpus est la présence du trickster et du carnavalesque. Gogol, par exemple, met en scène un vrai héros fripon de goût picaresque dans Lesâmes mortes ; Dostoïevski semble récupérer le couple mythique formé par le héros et son double, tout en le psychologisant ; Biély utiliserait le carnavalesque plutôt pour accentuer l’atmosphère démoniaque et symboliste de ses romans. D’après E. Mélétinsky, ces changements sont le miroir d’une transformation générale de l’intrigue de base de la narration humaine, voire de la lutte entre Cosmos et Chaos. Mais si le Chaos chez Gogol est transposé dans la vie quotidienne et ainsi banalisé, Dostoïevski fait revivre le souffle mythique du récit cosmologique et transpose le contraste Cosmos / Chaos dans l’intériorité psychologique des personnages. Tolstoï, en revanche, refuse explicitement ce schéma mythique et le remplace par l’opposition entre spontanéité et artifice.
***
L’impact le plus évident de cet ouvrage porte sans doute sur la mythocritique et la remise à jour de ces questions de base. Cette mouvance de la critique littéraire, qui consiste à étudier tout récit dans sa relation avec les modèles narratifs du mythe « structuré par des schémas et archétypes fondamentaux de la psyché du sapiens sapiens » (5), a connu des fortunes diverses depuis les années soixante‑dix. Bien que l’herméneutique littéraire ait intégré des concepts comme ceux d’archétype et de motif, l’utilisation de ces derniers a aussi souvent fait l’objet d’une certaine résistance. Le peu de travaux théoriques sur ces sujets en plus de l’origine extra‑littéraire de ces textes de référence, comme la psychologie et l’ethnographie, ont conduit à une mésinterprétation et une certaine méfiance à leur égard. E. Mélétinskyintervient donc pour réactiver les enjeux de la mythocritique, en corrigeant les avis du courant jungien grâce à sa sensibilité littéraire, et en rendant une certaine épaisseur historique à la théorisation de Frye.
Mais au‑delà du rôle de l’ouvrage dans le débat mythocritique, on ne peut qu’être reconnaissant à Massimo Bonafin d’avoir relancé, à travers la contribution diversifiée et originelle d’E. Mélétinsky, la constitution d’une boîte à outils efficace dans le domaine de l’anthropologie de la littérature, qui se caractérise par la mise en évidence des similarités entre les textes, leur longue durée et leur valeur en tant que produits de l’espèce humaine (p. xx). Le volume d’E. Mélétinsky intervient dans la constitution de cette anthropologie littéraire comme la démonstration d’un mélange possible et fructueux d’analyse de longue et de courte durée, d’histoire des formes narratives qui appartiennent au sapiens sapiens et d’analyse pointue des textes, de leur matérialité et de leur contexte socio‑culturel spécifique.

Notes
(1) Il suffit de feuilleter la Norton Anthology of Theory and Criticism (éd. V. B . Leitch, New York, WW Norton & co, 2001), vadémécum de critique littéraire pour les étudiants universitaires anglo‑américains : on n’y trouve que Eichenbaum, Bakhtine et Jakobson.
(2) C’est le cas aussi de Vesselovsky, qui, en dépit de son importance pour la constitution du formalisme russe, n’est accessible aux non‑slavophones qu’en italien.
(3) Vvedenie v istoričeskuju poetiku eposa i romana, Moskva, Nauka, 1986 ; traduction italienne : Introduzione alla poetica storica dell'epos e del romanzo, avec une introduction de Cesare Segre, Bologne, Il Mulino, 1993.
(4) Pour ce qui concerne l’épopée médiévale, l’on peut citer l’utilisation de Cúchulainn comme exemple de héros qui combat contre des ennemis monstrueux (p. 23), et une surprenante mention du héros‑bandit islandais Grettir comme d’un « respectable guerrier » (p. 33).
(5) G. Durand, « Pas à pas mythocritique », Champs de l’imaginaire, éd. D. Chauvin, Grenoble, ELLUG, 1996, p. 230. Un volume relativement récent et très utile à faire le point sur la mythocritique est Questions de mythocritique. Dictionnaire, sous la dir. de D. Chauvin, A. Siganos et Ph. Walter, Paris, Imago, 2005.

 
Iris
Eum Redazione

Di Philippe Walter, Iris, Faire corps, 38, 2017, p. 126

L’auteur Eleazar Moiseevic Meletinskij (1918-2005) est connu à travers le monde occidental pour ses études en littérature comparée, en mythologie et en folklore. Doublement victime de la répression stalinienne (politique en 1942, puis antisémite en 1949), il ne fut libéré de prison qu’en 1954. Les travaux de ce grand philologue et historien de la culture (qui fut l’un des disciples de Vladimir Propp décédé en 1970) sont mal connus en France. La notice bibliographique que lui consacre la BnF ne mentionne sous son nom qu’une seule contribution en français (son étude jointe à la traduction française de la Morphologie du conte de Propp intitulée « L’étude structurale et typologique du conte »), mais il faudrait y rajouter quelques articles parus en français dans la revue Diogène. C’est dire si la présente traduction (en italien) que lui consacre l’université de Macerata, par les bons soins de Massimo Bonafin, mérite de retenir notre attention. Elle livre le bilan des réflexions d’un poéticien doublé d’un anthropologue très ouvert et original. Signalons quatre autres de ses ouvrages traduits en italien : La struttura della fiaba (1977), Il mito (1993), Introduzione alla poetica storica dell’epos e del romanzo (1993), Poetica storica della novella (2014). On notera également une importante traduction anglaise : The Poetics of Myth (2000) où le mythe est analysé comme la vraie préhistoire de la « littérature ».
Une notice introductive due à M. Bonafin cerne la notion d’archétype littéraire telle que l’entend E. M. Meletinskij (p. vii-xxv). Les archétypes sont définis, par le chercheur russe, comme les éléments les plus anciens du discours narratif. Contrairement au concept psychanalytique d’archétype formulé par Carl Jung et rattaché à la sphère de l’inconscient collectif, E. M. Meletinskij replace l’archétype dans la sphère sociale et culturelle. L’essai de E. M. Meletinskij est divisé en deux parties. Dans la première (p. 1-90), adoptant une perspective anthropologique et littéraire, l’auteur accorde une grande attention à des scénarios rituels comme l’initiation, le meurtre sacrificiel en vue du renouvellement générationnel, le mariage et les fêtes saisonnières liées à l’éveil de la nature. L’auteur y décrit quelques personnages folkloriques et mythologiques (l’ancêtre démiurge, le héros fondateur de culture, le trickster) qui sont aux origines de l’archétype du héros ou de l’anti-héros. Il analyse les motifs récurrents des récits de création, de lutte du cosmos contre le chaos, du combat contre le dragon, des tâches impossibles, de la naissance miraculeuse, du mariage du héros avec la princesse (ou de l’héroïne avec le prince), de l’agonie et de la résurrection du dieu et du héros. Dans la deuxième partie du livre (p. 91-188), l’essayiste traite de la plus importante transformation des archétypes qu’on puisse étudier, selon lui, dans l’histoire littéraire. Il se fonde, pour cela, sur les classiques russes entre les xixe et xxe siècles (Pouchkine, Gogol, Dostoïevski, Tolstoï). Un ouvrage rare dans lequel les spécialistes de l’imaginaire trouveront une intéressante typologie des figures du récit mythique et une modélisation de leur transformation sous la pression de l’histoire culturelle.

http://ellug.univ-grenoble-alpes.fr/fr/publications/revues/iris/iris-n-38-2017-faire-corps-220613.kjsp?RH=ELLUGFR_PUBLI02R9

 
Enthymema
Eum Redazione

Di Alessio Cerreia Varale, Enthymema, XVII, 2017, pp. 323-326

A poca distanza dalla pubblicazione di Poetica storica della novella (2014) esce per i tipi eum, a cura di Massimo Bonafin e in traduzione di Laura Sestri, l’edizione italiana di uno degli ultimi lavori di Eleazar Moiseevič Meletinskij: O literaturnych archetipach.
Archetipi letterari si prefigge l’obiettivo di indagare in termini di tipologia le principali formazioni archetipiche, ricostruendo e mappando i rapporti di derivazione che tra queste intercorrono. A tal scopo, l’autore prende in considerazione testi letterari che provengono da mondi culturali diversi e lontani, al fine di verificare l’applicabilità delle categorie interpretative che propone.
Dal punto di vista della struttura, il testo si articola su due capitoli, ulteriormente scomposti dalla traduttrice in microsezioni tematiche. Il corpo del testo, nell’edizione italiana, è preceduto dalla Nota introduttiva del curatore ed è seguito da un utile indice dei nomi, che ospita una lista delle principali figure epiche e mitologiche di diverse culture (egizia, mesopotamica, slava, finnica, caucasica, siberiana, turca, mongola, indiana e cinese) utili ad agevolare la comprensione del testo e ad orientarsi intorno agli ampi orizzonti comparatistici.
La prima parte del volume si apre con un’esplicita dichiarazione di intenti:

L’argomento di questo studio è l’origine di quelle costanti della narrazione che hanno composto le unità di una determinata «lingua degli intrecci» della letteratura mondiale. Nei primi stadi dello sviluppo, questi schemi narrativi si distinguevano per un’eccezionale uniformità. Nelle fasi più tarde, invece, essi sono molto vari; un’attenta analisi, tuttavia, mostra che molti di questi schemi rappresentano in realtà un’originale trasformazione di elementi primitivi. Sarebbe in realtà opportuno definire questi elementi primitivi archetipi degli intrecci. (1)

Di queste righe sono due gli elementi che vanno presi in considerazione. Prima di tutto, l’obiettivo dichiarato dell’autore è quello di indagare i fondamenti della narrazione, per riuscire a comprendere l’universale linguaggio della letteratura. In secondo luogo, lo studio avverrà sull’asse della diacronia. In più, bisogna tener presente che se Jung e gli altri teorici citati parlando di archetipi «intendono anzitutto non gli intrecci, ma una selezione di figure chiave o di oggetti-simbolo, che generano diversi motivi» (12), per Meletinskij gli intrecci non sono sempre secondari (cioè dipendenti da personaggi archetipici), ma possono a loro volta combinarsi e dar vita a nuove entità o personaggi.
Esplicitate le intenzioni, Meletinskij presenta una rassegna delle principali teorie che hanno preso in esame gli archetipi. In particolare, si focalizza sulle teorie psicanalitiche di matrice junghiana e su quelle della scuola mitologico rituale (che ha partorito la raffinatissima critica archetipica di Northrop Frye). Da questi modelli lo studioso prende le mosse, per subito allontanarsene:

In generale, né le concezioni di Jung né quelle di Frye o di Bachelard-Durand possono essere accolte per via del loro riduzionismo psicologico e mitologico rituale, che porta ad una modernizzazione del mito arcaico e a un’arcaizzazione della letteratura di epoca moderna. (12)

Per evitare di cadere nel riduzionismo (psicologico o mitologico rituale), risulta dunque necessario svincolare gli archetipi dagli stringenti confini dell’inconscio collettivo e dalla forza centripeta delle istituzioni rituali, ricollocandoli entro la sfera sociale e culturale.
E proprio ai contesti sociali in grado di generare intrecci narrativi Meletinskij dedicherà ampio spazio di discussione. In particolare, tratterà dei riti di iniziazione, dell’uccisione dei capi anziani come avvicendamento generazionale, delle nozze e delle festività stagionali legate al risveglio della natura ecc. In più, lavorerà anche sul problema dei personaggi e sulle immagini ricorrenti nella letteratura. Nel primo caso, ricostruirà in termini tipologici le radici dell’archetipo dell’eroe e dell’antieroe. Nel secondo, prenderà in esame tutte quelle figure in grado di generare intrecci narrativi: atti di creazione, difesa del Cosmo dal Caos, lotta contro il drago ecc.
Nella seconda parte del volume, Meletinskij tenta di verificare la permanenza, la riattivazione e la trasformazione degli archetipi nelle opere degli scrittori russi del XIX e XX secolo. In particolare, si sofferma su cinque esponenti fondamentali: Aleksandr Sergeevič Puškin, Nikolaj Vasil'evič Gogol', Fëdor Michajlovič Dostoevskij, Andrej Belyj e Lev Nikolàevič Tolstòj. Tra questi, maggiori attenzioni vengono riservate a Gogol' e Dostoevskij. Le opere del primo risultano straordinariamente ricche di motivi archetipici, compresi quelli mitologico-fantastici. Difatti, Gogol’ fa largo uso delle strutture dei generi arcaici (la fiaba di magia e di costume, la leggenda, l’epos eroico e il racconto soprannaturale), che si manifestano vistosamente sul piano dell’intreccio. In sintesi, se si analizza in maniera sequenziale il percorso creativo di Gogol’, è possibile, secondo Meletinskij, notare come esso riproduca a modo proprio «un percorso ontogenetico di trasformazione degli archetipi dal mito e dalla fiaba all’epos, e dall’epos alla vita sociale, alla novella e al romanzo di epoca moderna» (116). Gogol’ infatti

riduce in modo naturale il cosmico al sociale e all’individuale e, allo stesso tempo, individua la disgregazione della comunità epica degli uomini, non solo l’isolamento, ma anche l’estraneazione delle persone, rappresentata nella fase finale del piccolo uomo, vittima solitaria di una società fredda e spietata. (116)

Dostoevskij incomincia proprio dove Gogol’ si era fermato, rivitalizzando nuovi archetipi (a partire da quello fondamentale della lotta tra Cosmo e Caos), ma epurando le narrazioni dalle vesti mitologico fiabesche che caratterizzano le opere gogoliane. Infatti il grande romanziere

raffigurò sempre la condizione di lotta del bene contro il male, del cosmo (inteso da lui in senso cristallino) contro il caos (concentrato in disgregazione individualistica e borghese dell’unità popolare e perdita del suolo nazionale, non separato dalla fede religiosa), la condizione di lotta che ha luogo, inoltre, tanto nella famiglia quanto nella società e nell’animo dei suoi personaggi. (165)

Meletinskij rileva dunque la capacità della narrazione dostoevskiana di tracciare un’analisi della realtà russa in un momento di profonda frattura storico-sociale, toccando al contempo dimensioni cosmiche e universali e spingendo in tal modo alla rinascita di vecchi archetipi, carichi ora di ulteriore approfondimento.
Minor spazio di trattazione trovano invece Puškin, Belyj e Tolstoj. In Puškin lo studioso riscontra una generale tendenza alla demitologizzazione, mentre nel simbolismo di Belyj vede il coronamento di archetipi antichi, sebbene trasformati. Di Tolstoj l’autore esamina nello specifico Guerra e pace, cogliendovi una «demistificazione dell’eroismo personale dei così detti storici» e un generale «disconoscimento del loro ruolo». In questo modo, «l’eroe inteso proprio nel senso epico archetipico si trasforma, in Guerra e pace, in un autentico antieroe, e lo stesso romanzo, che si ama definire «romanzo-epopea», si trasforma in un certo senso, in un’anti-epopea». (188)
Per un’adeguata collocazione dell’opera, è utile ricordare che il lavoro di Meletinskij si colloca in una tradizione di studi specifica, quella veselovskoviana, che recepisce tramite il suo maestro diretto: Victor Maksimovič Žirmunskij (1891-1971). Come è noto, i lavori di Veselovskij sono orientati verso lo studio delle società primordiali, delle forme universali e delle protoforme del pensiero, dell’attività verbale e rituale dell’umanità, e proprio in questi termini Meletinskij tenterà di interpretare il testo letterario. In secondo luogo, come fa notare Massimo Bonafin nella Nota introduttiva, bisogna fare i conti con il termine archetipo, che presenta alcune difficoltà sostanziali «intanto dovute al diverso spettro semantico che ha la parola nella lingua d’origine e in quella di arrivo» e poi «anche all’eco di interpretazioni e discussioni che hanno attraversato la storia della critica letteraria e le teorie della letteratura e della cultura nel XX secolo». (VII) In terzo luogo, bisogna tener presente che Meletinskij, con questa ricerca, cerca di inserirsi in un dibattito già ben avviato, che sicuramente parte da Jung, ma che coinvolge studiosi di diversa provenienza (per esempio Charles Baudouin o Amy Maud Bodkin). In più, come sottolinea Bonafin in un altro suo recente saggio (Materiali per un dialogo postumo tra Northrop Frye e Michail M. Bachtin) potrebbe tranquillamente entrare in relazione dialettica con la critica occidentale. Quindi, risulta necessario leggere Archetipi letterari come se fosse una voce in dialogo con altre voci, magari non direttamente rievocate, ma certamente in relazione dialogica per temi e questioni.
Sottolineiamo infine l’efficacia dello stile argomentativo di questo lavoro che integra doviziose e puntuali analisi su specifici episodi letterari alle più generali riflessioni teoriche, dimostrando concretamente l’applicabilità euristica su materiali individuali delle ipotesi di ampio respiro, unendo insomma virtuosamente, per dirla in termini vichiani, filologia e filosofia.

Bibliografia

Bonafin, Massimo. “Materiali per un dialogo postumo tra Northrop Frye e Michail M. Bachtin”. L’immagine riflessa. Testi, società, culture XXVI (gennaio-dicembre 2016). Stampa.

---. Nota introduttiva. Poetica storica della novella. Di Eleazar Meletinskij. Ed. Massimo Bonafin. Trad. Laura Sestri. Macerata: eum, 2014. I-XXII. Stampa.

---. “Rileggere Meletinskij e la poetica storica della novella”. Le forme e la storia 6 (2013): 19-26. Stampa.

Bronzini, Giovanni Battista. “Matrice romantica e sviluppi antropologici della ‘Poetica Storica’ di A. N. Veselovskij”. La Ricerca Folklorica 33 (1996): 3–10. Stampa.

Casadei Alberto. La critica letteraria del Novecento. Bologna: il Mulino, 2008. Stampa.

Collette, Albert. La psicologia dinamica. Dalle teorie psicanalitiche alla psicologia moderna. Brescia: Editrice La Scuola, 1983. Stampa.

Colucci Michele, e Riccardo Picchio. Storia della civiltà letteraria russa. Torino: Utet, 1997. Stampa.

Doty, William G. “Joseph Campbell’s myth ‘and/versus’ religion”. Soundings: An Interdisciplinary Journal 79.3/4 (1996): 421–45. Stampa.

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